14.09.2008
Métiers du livre : une bonne couverture
" - Ca paie bien, le métier de bibliothécaire ?
- Je veux ! Des fois, on l'appelle pour un boulot en free-lance - classer des fiches en urgence, par exemple - et on la paie en coupures usées, par valises entières."
Jasper Fforde, Sauvez Hamlet !
Vous ne le saviez pas, hein ?
21:03 Publié dans Bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lecture
12.09.2008
Des bibliothécaires dans des livres
Nous autres bibliothécaires devons véhiculer une drôle d'image pour être ainsi représentés dans les Livres.
Deux exemples : le bibliothécaire de l'Université de l'Invisible effraie ses lecteurs égarés en s'exprimant par des "Ook" et en jouant les gros bras. Normal, c'est un orang-outan.
Le Chat, anciennement du Cheshire, a laissé tomber le pays des Merveilles pour se reconvertir en conservateur de Grande Bibliothèque.
Merci à Terry Pratchett et Jasper Fforde pour ces divertissantes lectures.
20:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lecture
10.08.2008
Grosse pomme
Je reviens d'une petite ville paisible - sauf pendant les fêtes - où les autochtones ont longuement fait l'éloge de leur savoir-vivre. Me demandant moult fois comment je fais pour vivre à Paris. A cela une réponse : ça fait longtemps que j'ai oublié de me poser la question.
Pourtant dans le train, une BD achetée pour le trajet m'a mise en face de ce que j'aime dans les grosses villes, de ce que je n'aime pas aussi, mais qui fait toute leur humanité. La musique incessante de la ville, faite du bruit des pots d'échappement, des conversations omniprésentes de L'AUTRE, des ronrons des moteurs, des talons qui frappent le bitume..., ses immeubles, son métro, ses fenêtres, comme des saynètes de la vie quotidienne, ses bouches d'égout ou d'incendie, ses habitants si nombreux et pourtant si isolés... Will Eisner a un talent certain pour croquer des portraits sur le vif, et nous renvoyer face à tout ce qui fait la vie quotidienne d'une grande ville, dans sa beauté comme dans sa cruauté.
"L'essence même de la ville se trouve dans les crevasses de son sol, et dans les recoins de son architecture, là où le quotidien s'insinue... Le fait que j'ai grandi à New York m'a amené à connaître son architecture et son mobilier urbain. Mais j'ai pu découvrir de nombreuses autres grandes villes, et ce que je propose ici vaut, à mon sens, pour toutes ces cités."
Will Eisner, New York Trilogie, t. 1, La ville
11:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lecture
20.03.2008
Intrigue à l'anglaise
Péné, jeune conservatrice de musées fraîchement sortie de l'INP, est nommée au musée de la tapisserie à Bayeux. Autant dire Trou-les-Caouettes pour toute Parisienne férue d'égyptologie qui se respecte. Sauf qu'en haut lieu on doute de l'authenticité de ce chef-d'oeuvre du XIe siècle. Que la fin de la tapisserie, manquante, a l'air de vouloir reparaître. Et que des événements bizarres, violents, se produisent dans l'entourage de la jeune conservatrice ; qui se lance dans une enquête sur "son" objet d'art, son Wandrille sous le bras (bé oui, s'il y a un mec avec un prénom à coucher dehors, vous pouvez être sûrs que la conservatrice va être attirée par lui comme un tournesol par le soleil). Pour percer un mystère millénaire.
Un roman qui passe à la moulinette de l'humour un grand nombre de clichés sur le monde du patrimoine, du chartiste poussiéreux aux petits bonheurs du métier de conservateur. Un petit régal, forcément, métier oblige.
Adrien Goetz, Intrigue à l'anglaise, Paris : Grasset, 2007.
07:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : lecture
05.03.2008
Buffy vous manque ?
Ne vous lamentez plus. Elle revient ! Par l'intermédiaire d'une adaptation de la saison 8 en BD, à sortir sous une nouvelle collection : Fusion Comics, créée par les édtions Soleil et Panini. Ce nouveau logo devrait occuper une place de choix dans la traduction de comics américains en France, avec outre Buffy, une version de la série télévisée Heroes, mais aussi des adaptations de romans de Stephen King ou de films télé tels Volte Face, la première BD signée Nicolas Cage et bien d'autres titres encore prévus pour 2008 dans ce créneau teenage.
Alors bullons tranquilles ! Et longue vie à cette nouvelle collection.
21:11 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : lecture
19.11.2007
E-reading
E-lire, c'est bien. Car :
- on peut satisfaire notre envie de lire tel livre, que soit soit en plein milieu de la nuit, ou encore lorsque l'on est pris d'une monstrueuse flemme de sortir de chez soi, ne serait-ce que pour aller à la librairie du coin
- un e-book ça prend quand même moins de place qu'un livre papier. Tout dépend du livre choisi, direz-vous ; oui, mais dans le cas de Guerre et Paix de Tolstoï, le gain de place est important. Et nous pouvons même avoir l'impression de faire un geste écologique en ne participant pas à la déforestation du territoire.
Mais il y a quelques petites choses que l'on perd dans l'e-book et la e-lecture :
- le plaisir d'aller choisir un livre sur les étagères de la librairie ou de la bibliothèque, de se disperser à lire la quatrième de couv' de tel livre qui nous a irrémédiablement attiré de par sa jaquette, de promener ses doigts sur le dos des livres par rangées
- celui de sentir l'odeur des pages, de feuilleter le livre, de faire glisser les pages entre ses doigts : un livre n'est pas qu'un contenu, c'est aussi un contenant. Ah ! le plaisir du livre objet !
- et pour conclusion, il est difficile de bouquiner son e-book au lit (eh oui, le côté matériel et pratique reprend toujours le dessus chez moi).
Lecture du moment : Guerre et Paix de Tolstoï sur Ebooks.
20:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Lecture, Geekeries
10.10.2007
Shakespeare découvert ?
Tant d'identités ont été avancées pour l'attribution des pièces de théâtre de Shakespeare !
La dernière hypothèse ? L'auteur des oeuvres attribuées à Shakespeare était sicilien : William aurait été le prête-nom de John Florio, un érudit au service de Sa Majesté la reine d'Angleterre. C'est du moins la thèse de Saul Gerevini.
Adieu, donc, l'identité que l'auteur des oeuvres pût être Christopher Marlowe ou Francis Bacon ? A suivre...
08:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Lecture
15.09.2007
Mes lointains intérieurs
J'avais envie d'écrire quelque chose de sérieux, pour changer de ce que je fais d'habitude. Et j'ai remarqué – avec horreur et effroi – que ce qui occupe le plus de place dans ma vie, la lecture, n'était pas représenté dans ce blog. Qu'à cela ne tienne, me suis-je dit, réparons cette erreur incongrue ! Et comment mieux commencer qu'en rendant hommage à ces lectures qui ont changé ma vie ? Cliché, répondrez-vous ! Peut-être. Mais certains ouvrages ont remué en moi, éveillé peut-être même, des abîmes de sentiments que je ne connaissais pas.
Mais qui choisir ? Parler de ma relation passionnelle avec Rimbaud ? Trop personnel, trop affectif. J'ai grandi avec lui, c'est à ses côtés que j'ai vu muer mes goûts esthétiques et littéraires, et tout ce que j'ai appris à son côté ne saurait s'exprimer par des mots - en tout cas je ne les possède pas, ces mots adéquats. Zola, alors, et ma lecture de Germinal ? Non plus, ça m'obligerait à parler politique, et j'ai décidé que ce serait un sujet tabou sur ces pages (parce que les argumentaires politiques ne mènent jamais à rien).
Et l'idée m'est venue, lumineuse. Henri Michaux, bien sûr... Je l'ai découvert à 16 ans sur les accents plaintifs et déchirants d'un violon girafe, qui répondaient comme en écho à mes lointains intérieurs. Puis je me suis penchée avec lui sur les atrocités de la vie dans les plis. Il a même été à deux doigts de remplacer ce cher Arthur au premier plan de mon panthéon littéraire. Enfin, Michaux a écrit la chose la plus sage jamais dite sur la poésie :
« La poésie n'aime guère les conférences, où l'on peut aussi bien trouver de l'érudition, de l'autorité et de l'art, que du pédantisme et de la bouillie, mais pas de la poésie ».
Je m'incline donc une fois encore devant le pouvoir de ses mots.
09:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lecture



