04.01.2009

Le futurisme, droit devant ?

Hier, je suis allée voir l'exposition du Centre Pompidou (curieusement) intitulée "Le futurisme à Paris - une avant-garde explosive". Curieusement parce que la majorité de l'exposition traite du futurisme en Europe. Mais une fois passée cette remarque, le fait que certaines soient un peu fourre-tout, et que mon côté archiviste fut comblé par la grande quantité de livres et documents originaux exposés, j'ai été particulièrement marquée par le texte même du Manifeste du futurisme, et par le discours sur les institutions. La raison dans le texte :

"Nous voulons démolir les musées, les bibliothèques, combattre le moralisme, le féminisme et toutes les lâchetés opportunistes et utilitaires."

"En vérité, la fréquentation quotidienne des musées, des bibliothèques et des Académies (ces cimetières d'efforts perdus, ces calvaires de rêves crucifiés, ces registres d'élans brisés) est pour les artistes ce qu'est la tutelle prolongée des parents sur des jeunes gens intelligents..."

"Et boutez donc le feu aux rayons des bibliothèques !"

Tommaso Marinetti, Manifeste du futurisme, publié à la Une du Figaro le 20 février 1909

Voilà qui donne à méditer. En tout cas, cette exposition m'a ravie car je suis repartie avec mon petit tract "Place à la pioche futuriste ! Montmartre aura vécu.", extrait du Manifeste du futurisme à Montmartre de Félix Del Marle, prônant pour la destruction de la butte. Comme quoi il en faut peu pour me réjouir.

 

01.01.2009

Des cadeaux que j'aurais aimé avoir...

... mais que je n'ai pas eus.

cuecat-resting.jpgLa douchette-chat, envoyée par Liberlibri.

 

 

 

 

 

lampe-livre-lumineux.jpgLe livre lumineux, que j'ai pêché ici.

 

 

 

 

Oui, tout cela est très futile et ne sert à rien. Finalement, heureusement qu'on m'a offert autre chose.

23.10.2008

Des archives à la place d'une médiathèque

Je vous parlais ici du projet avorté de grande médiathèque à Rouen, et de la possibilité de raser le bâtiment déjà en partie construit. Finalement, cet édifice devrait servir à abriter les Archives départementales, depuis un nouveau projet daté de juillet. Ouf, on respire : les 5 millions qui avaient déjà été investis ne redeviendront donc pas poussière.

L'un des arguments contre cette médiathèque était qu'elle se situait loin du centre ville ; on remarquera que ça ne gêne personne de décentraliser les chercheurs et les généalogistes. Il est vrai que les publics visés ne sont pas les mêmes, et que les Archives départementales souffrent à l'heure actuelle d'un manque de place, auquel devrait remédier leur nouvelle localisation.

18.10.2008

Des outils pour le renseignement bibliographique

Dernièrement dans mon agrégateur ou dans mes listes de diffusion, quelques outils bien utiles à indiquer à nos lecteurs :

- sur la Tribune des archives, un recensement de moteurs de recherche Google CSE à l'usage des historiens et archivistes, permettant de limiter le bruit des recherches Google et d'avoir des résultats assez pertinents. J'apprécie particulièrement les Services d'archives français qui permettent de vérifier l'existence et le lieu de conservation de documents d'archives intéressant les chercheurs.

- OpenSIGLE de l'INIST, un outil qui permet de trouver des références de la littérature grise, très riche pour les sciences humaines et sociales.

 

04.10.2008

Bibliothèque sportive

Quand on va à la bibliothèque nationale de France, c'est pour atteindre des sommets : de ressources documentaires, de connaissances, de culture bibliothéconomique. Ou pour atteindre le sommet tout simplement. La preuve en images.

Merci à Céc pour le tuyau et le témoignage oral.

28.08.2008

Quand Internet fait revivre les morts

Me trouvant ce soir devant le JT de France 2, j'ai appris par les gros titres que les manuscrits de Qûmran, dits aussi manuscrits de la Mer morte, vont être numérisés et mis en ligne. Devant ce grand projet, je dis : bravo ! ces manuscrits si fragiles, si importants pour la recherche dans divers domaines, visibles par tous, en voilà une idée qu'elle me plaît ! 

Et comme j'ai la flemme de me fendre d'un article plus long, vous pourrez en apprendre plus .

09.03.2008

Merci

Quand j'étais en CM2, j'ai été élue bibliothécaire de la classe. La mission était simple : remplir les feuilles de prêt tous les samedis, où une heure était consacrée à la bibliothèque de la classe, où chacun choisissait un livre qu'il pouvait emprunter pour la semaine. A cela s'ajoutait, une fois tous les trois mois, une razzia - avec le second bibliothécaire et l'institutrice - dans le bibliobus, afin de choisir des livres susceptibles de convenir à l'ensemble de la classe, quelques élèves nous laissant des instructions sur des livres qu'ils tenaient absolument à lire.

Eh oui, j'ai abordé les problèmes de politique documentaire très jeune ! Mais là n'était pas le sujet de mon billet. Aujourd'hui, j'ai quelques années de plus, je travaille dans une bibliothèque universitaire de grande ville, mais je tenais à exprimer tous mes remerciements à tous ceux qui travaillent dans les BDP, mènent les livres aux portes des campagnes, et permettent la naissance de vocations précoces.

08.03.2008

Vampire ? Moi ?

Peut-être... qui sait ? Réponse en lisant cet épisode de Bastard Operator from Hell.

24.02.2008

A livres ouverts

Le journal de 13h de France 2 a consacré son feuilleton de la semaine à la BnF. Autant vous dire que le portrait est contrasté : les reporters ont cédé à la critique facile et à l'attraction du patrimoine. L'impression : l'inhospitalier site Tolbiac contre le désuet mais chaleureux repaire Richelieu. Reportage intéressant mais n'oublions pas que c'est aujourd'hui le site Tolbiac qui est le coeur de l'activité de la BnF et draine le plus de lecteurs. Et sans lecteur, le bibliothécaire n'est rien.

10.02.2008

Où l'on reparle de bibliothèques

Eh oui, parce que parfois ça m'arrive quand même. Rarement, certes. Mais je tenais à faire remarquer ici l'un des inconvénients majeurs du réseau des bibliothèques municipales de Paris ; qui m'a valu une amende de 30 euros.
Bref, ce réseau compte un grand nombre de bibliothèques, étendues sur tout le territoire de ladite ville. Et lorsqu'on emprunte un livre dans une bibliothèque, on est tenu de le ramener dans cette même bibliothèque. Il faut parfois traverser tout Paris pour rendre un tout petit bouquin. Alors qu'on a prévu des tas de choses. Et qu'on n'aura que le temps de passer à notre petite bibliothèque de quartier. Mais pas moyen d'y couper.
Alors que dans d'autres grandes villes, le réseau est bien mieux organisé, et qu'on peut rendre nos livres dans toute bibliothèque d'arrondissement. Une fois n'est pas coutume, Paris devrait prendre modèle sur Lyon de ce point de vue.
D'aucuns m'objecteront que le réseau lyonnais compte moins de bibliothèques. Et que leurs collections sont moins importantes (si, si, c'est ce que la bibliotécaire m'a répondu quand je me suis étonnée ; avec un regard noir genre "mais qui c'est celle-là qui veut nous rajouter du boulot ?). Certes, mais si ça se fait dans une ville, pourquoi ne pas mettre ce système en place sur une plus grande échelle ? Quitte à embaucher des personnes supplémentaires. Un bon moyen pour réduire le chômage tout en utilisant mes impôts de façon intelligente. Et en rendant service aux Parisiens. Mais qu'attendent-ils ?

Toutes les notes