06.12.2008

Two lovers

Ce film avait une critique dithyrambique. J'ai donc tenté l'aventure. Pour le regretter au bout de 30 minutes (pardon, 15 minutes qui m'en ont paru le double). Et de laisser échapper, au moment le plus mélodramatique du film, un bâillement intempestif, valant à ma voisine un fou rire qui se propagea malheureusement quelque peu ; trop en tout cas pour une déclaration d'amour.

Une histoire glauque, mais néanmoins ennuyeuse, que je ne conseille qu'à ceux qui auraient une carte ciné illimité.

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18.10.2008

Appaloosa

Des hommes chevauchant leur monture au long de paysages écrasés de soleil, dans des vallées inquiétantes. Une ville - Appaloosa - où un homme fait sa loi. Au détriment du shérif même. Des hommes providentiels, cow-boys au caractère taciturne. Qui vont imposer la leur, de loi. Des scènes classiques (attaque d'un train, rencontre avec les Indiens, duels à la gachette, scènes de saloon). Bref, tout pour faire un bon western. Sauf que...

Sauf qu'à un moment donné (assez vite, je dois le dire) apparaît Renée Zellweger. Et qu'on se demande ce qu'elle vient faire ici. Une moue continuelle de petite fille trop gâtée, des demi-sourires déplacés, un jeu d'actrice au niveau de celui de Pamela Anderson dans Alerte à Malibu. Et là, on a du mal à adhérer au fait que tous ces hommes, au caractère si bien trempé, se battent pour elle. Et l'intrigue prend l'eau. Le film, pas complètement. Car restent ces scènes sauvées par l'absence de ladite Renée, par le jeu d'un Viggo Mortensen comme à son habitude impeccable, d'un Ed Harris au charisme indéniable, et d'un Jeremy Irons qui excelle dans le rôle du méchant manipulateur. Une mention spéciale à la beauté de l'image aussi, qui nous transporte à l'âge d'or du western hollywoodien.

19.04.2008

Le syndrome du tic-tac

Cette semaine passage par la case cinéma. Voir Deux soeurs pour un roi. L'affiche nous avait en effet intriguées à Londres, avec un titre bien moins gnan-gnan : The other Boleyn Girl.
L'histoire : celle de la famille Boleyn, et plus particulièrement d'Anne, qui parvint au pouvoir avant de se faire exécuter par son roi de mari (il n'y a pas de suspense, l'histoire est déjà écrite).
L'argument : Eric Bana (Hector dans Troie, mais aussi acteur dans Munich).
Le film : des acteurs impeccables : Natalie Portman, Eric Bana et Kristin Scott-Thomas excellents, comme à leur habitude, une Scarlett Johansson monoexpressive, comme à son habitude (mais d'aucuns diront que ce n'est que jalousie de ma part) ; un début tonitruant, avant une seconde partie de film qui s'embourbe un peu pour frôler le grand-guignolesque à la fin.
Le syndrome du tic-tac ? Lors de certains moments à l'eau de rose, avec violons et tralala, des envies folles de proposer un tic-tac à ma voisine, histoire de dédramatiser la scène.
Et lors de l'acmé du film, prise d'un mouvement convulsif de compassion, j'ai par mégarde envoyé valser ladite boîte de tic-tac, dans un grand fracas... au grand dam de mes compagnons de cinéma.
Conclusion : tic-tac au ciné évite de pleurer.


10:04 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma

21.02.2008

Mon cinéma en un mot

Sweeney Todd : décevant
No country for old men : décevant
Je suis une légende : décevant
La guerre selon Charlie Wilson : bien
4 minutes : décevant

Bilan cinéma début 2008 : décevant (bé oui, y a pas de secret).

20:47 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma

02.12.2007

Pas parano

Un film qui parle de skateboard ? Mais je n'irai jamais voir ça ! Première réaction - épidermique - à la vue de la bande annonce de Paranoid Park. Et ça n'avait rien à voir avec le fait que ma meilleure amie s'est fait renverser par un skate en primaire , s'en sortant avec quelques points de suture.
Pius finalement... les grèves, le mauvais temps, de bonnes raisons pour aller faire un tour du côté de nos salles obscures. Pour ne pas voir qu'au milieu de l'après-midi il fait presque aussi obscur chez moi. C'est ainsi que je me suis rendue au MK2 Hautefeuille, qui a le mérite de nous proposer des films que nous avions manqué quelques semaines plus tôt, lors de leur sortie - raisons multiples : anniversaire d'un pote, expos en tous genres, besoin de travailler, de décompresser, de vacances, d'aller voir la famille, ou tout simplement pas envie de bouger.

Bref, pourquoi Paranoid Park ? Parce que Gus Van Sant, parce que bonne critique. Parce que je ne pouvais pas être déçue, vu que je n'en attendais rien.
Résultat : quand il ne se passe rien dans un film, il faut que le réalisateur soit sacrément doué pour nous le faire oublier. Et c'est ce que fait Van Sant pendant une heure et demie : par une amorce de suspense, par un jeu sur les couleurs et les lumières, par une mise en scène diablement todue. Et surtout par une BO tout simplement surprenante.

Dernière remarque : Van Sant se plaît apparemment à filmer le regard désespéré de jeunes gens dont l'air innocent renferme souvent un caractère bien plus complexe. En regardant Alex (le héros de Paranoid Park), il me semblait parfois voir sur l'écran un autre Alex... Alex Frost. N'y aurait-il pas une petite ressemblance ?

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21:10 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma

01.12.2007

No smoking ?

Un concert à la Cigale, c'est toujours un moment de grand plaisir. Encore plus lorsqu'il s'agit d'aller y admirer l'inénarrable Emir Kusturica, dont on ne louera jamais assez les films. Et de découvrir sur scène le No Smoking Orchestra, qui par son énerie pourrait réveiller un éléphant mort. Entre le chanteur, showman inconscient prêt à funambuler sur les barrières, le guitariste complètement déjanté, le violoniste virtuose incroyable, le show était complet, magique, inoubliable. Avec le loisir de retrouver les grands moments des films de Kusturica - mention spéciale au Pitbull de Chat noir, chat blanc.
Seule ombre au tableau - car je trouve toujours à me plaindre : dans la salle close et surchauffée, quelques personnes qui se grillaient tranquillement clope sur clope. Un comble pour le concert d'un orchestre qui se nomme No Smoking !

20.10.2007

Un anniversaire

Il y a eu 30 ans hier se passait un événement qui allait marquer l'Histoire (avec un grand H).
En effet, depuis ce jour, qui n'a pas tremblé devant le plus grand méchant de tous les temps, sa combinaison noire et sa voix d'outre-tombe, bavé devant ce gentil vaurien de Han Solo (ou les macarons de princesse Leïa, c'est au choix), ou mené des combats au sabre laser?
Eh oui, le 19 novembre 1977 sortait en France le premier volet de la Guerre des Etoiles !

Et pour fêter dignement cet anniversaire, voici quelques "versions françaises" tirées de cette extraordinaire saga :
- Bien sûr Darth Vader est devenu Dark Vador
- en VF, les droïdes ont vu leurs matricules passer de R2-D2 à D2R2 et de C-3PO à Z6PO (allez comprendre la logique !)
- le Millenium Falcon s'est d'abord vu affublé de la dénomination Millenium Condor, avant de redevenir notre cher Faucon Millenium
- enfin les perles reviennent à la traduction intégrale : Jabba the Hutt est devenu Jabba le Forestier, Chewbacca s'est transformé en Chiktabba (!)
- et le meilleur pour la fin : le héros, sur le générique de fin des premières copies, s'est vu affublé du doux nom de Luc Courleciel...

Pas sûre que la saga eût fait connu le même triomphe avec des Courleciel pour héros. Imaginez un Anakin Courleciel devenir le émchant Dark Vador !

Merci à Cinélive pour ces informations.

09:45 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma