09.03.2008

Merci

Quand j'étais en CM2, j'ai été élue bibliothécaire de la classe. La mission était simple : remplir les feuilles de prêt tous les samedis, où une heure était consacrée à la bibliothèque de la classe, où chacun choisissait un livre qu'il pouvait emprunter pour la semaine. A cela s'ajoutait, une fois tous les trois mois, une razzia - avec le second bibliothécaire et l'institutrice - dans le bibliobus, afin de choisir des livres susceptibles de convenir à l'ensemble de la classe, quelques élèves nous laissant des instructions sur des livres qu'ils tenaient absolument à lire. Eh oui, j'ai abordé les problèmes de politique documentaire très jeune ! Mais là n'était pas le sujet de mon billet. Aujourd'hui, j'ai quelques années de plus, je travaille dans une bibliothèque universitaire de grande ville, mais je tenais à exprimer tous mes remerciements à tous ceux qui travaillent dans les BDP, mènent les livres aux portes des campagnes, et permettent la naissance de vocations précoces.

08.03.2008

Vampire ? Moi ?

Peut-être... qui sait ? Réponse en lisant cet épisode de Bastard Operator from Hell.

Humour en bibliothèque

Encore une preuve que le bibliothécaire d'aujourd'hui ne manque pas d'humour avec cette caustique page d'accueil de BU. BU d'Angers, what else ? Merci à CF pour le lien.

24.02.2008

A livres ouverts

Le journal de 13h de France 2 a consacré son feuilleton de la semaine à la BnF. Autant vous dire que le portrait est contrasté : les reporters ont cédé à la critique facile et à l'attraction du patrimoine. L'impression : l'inhospitalier site Tolbiac contre le désuet mais chaleureux repaire Richelieu. Reportage intéressant mais n'oublions pas que c'est aujourd'hui le site Tolbiac qui est le coeur de l'activité de la BnF et draine le plus de lecteurs. Et sans lecteur, le bibliothécaire n'est rien.

10.02.2008

Où l'on reparle de bibliothèques

Eh oui, parce que parfois ça m'arrive quand même. Rarement, certes. Mais je tenais à faire remarquer ici l'un des inconvénients majeurs du réseau des bibliothèques municipales de Paris ; qui m'a valu une amende de 30 euros. Bref, ce réseau compte un grand nombre de bibliothèques, étendues sur tout le territoire de ladite ville. Et lorsqu'on emprunte un livre dans une bibliothèque, on est tenu de le ramener dans cette même bibliothèque. Il faut parfois traverser tout Paris pour rendre un tout petit bouquin. Alors qu'on a prévu des tas de choses. Et qu'on n'aura que le temps de passer à notre petite bibliothèque de quartier. Mais pas moyen d'y couper. Alors que dans d'autres grandes villes, le réseau est bien mieux organisé, et qu'on peut rendre nos livres dans toute bibliothèque d'arrondissement. Une fois n'est pas coutume, Paris devrait prendre modèle sur Lyon de ce point de vue. D'aucuns m'objecteront que le réseau lyonnais compte moins de bibliothèques. Et que leurs collections sont moins importantes (si, si, c'est ce que la bibliotécaire m'a répondu quand je me suis étonnée ; avec un regard noir genre "mais qui c'est celle-là qui veut nous rajouter du boulot ?). Certes, mais si ça se fait dans une ville, pourquoi ne pas mettre ce système en place sur une plus grande échelle ? Quitte à embaucher des personnes supplémentaires. Un bon moyen pour réduire le chômage tout en utilisant mes impôts de façon intelligente. Et en rendant service aux Parisiens. Mais qu'attendent-ils ?

12.11.2007

Amsterdam (ou sur les traces de Jean-Baptiste Clamence)

Camus comparait les cercles concentriques des canaux d'Amsterdam avec les cercles de l'Enfer de Dante. Eh bien, si c'est ça, il fait un peu frisquet en enfer.

Une petite virée à Amsterdam (surtout une première), c'est l'occasion d'observer des détails surprenants sur la supériorité hollandaise :
- un Hollandais sur un vélo est bien plus habile qu'un Parisien (je défie quiconque oserait élever une protestation d'essayer de faire du vélo avec une valise à la main, ou encore en mini-jupe et bottes à talons auguille)
- les Hollandais dépassent aussi les Français dans la catégorie polyglottes : n'essayez pas de sortir vos trois mots de néerlandais, la communication en anglais est chose commune à Amsterdam, le Français n'est pas mal pratiqué non plus.

C'est aussi l'occasion de goûter les délices de la cuisine néerlandaise : les sucreries de toutes sortes. On peut se régaler avec des gateaux couverts de rose, des gaufres au stroll (une sorte de caramel, peut-être à la betterave à sucre qui sait?), et surtout les poffertjes (je vous laisse le soin de choisir cotre prononciation) : délices de mini crèpes soufflées recouvertes de sucre galce, à déguster avec un gros morceau de beurre, et qu'on peut tremper dans du chocolat fondu ! Bref que du bon, excellent pour le tour de hanches.

Enfin, parler d'Amsterdam sans parler de ses canaux serait criminel : ah le plaisir de flâner le long de ses eaux calmes, entourée de magnifiques façades, de faire un petit détour par des lieux exquis (mention spéciale au béguinage) et des musées extraordinaires (le Van Gogh - prononcez Van Ror s'il vous plaît - et le tableau de... Kees van Dongen qui vient clore la visite du musée), tout en se laissant envoûter par la beauté du ciel, gris-noir et déversant des trombes de pluie !
Et bien sur, durant la balade en bateau sur les canaux, ne pas manquer la luxueuse bibliothèque municipale (espérons qu'ils n'aient pas mis les magasins en sous-sol).

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Dernier petit détail croquignolesque : j'étais logée en auberge de jeunesse chrétienne... du quartier rouge, à côté d'une petite boutique où une femme exhibait ses charmes à une fenêtre à rideaux. Une institution chrétienne au coeur de Red Light, après tout, c'est bon pour le prosélytisme !

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02.06.2007

Les ailes du désir

C'est mon film du moment, parce que : - le dernier que je suis allée voir - en plus, je suis allée le voir à Berlin, et on a beau dire, c'est toujours émouvant de voir les lieux que l'on vient de visiter en pélerinage vivre une histoire douloureuse - un film avec non seulement de la musique de Nick Cave, mais en plus Nick Cave en personne, chantant From her to eternity, j'adhère forcément - la nouvelle bibliothèque nationale de Berlin y tient une place non négligeable. Et il est rare de voir dans un film une bibliothèque aussi bien filmée, c'est pourquoi je voulais le signaler. On ne sait jamais, ce film à voir et à revoir pourrait faire naître des vocations.