11.05.2009
Retour de week-end
Je reviens d'un week-end prolongé dans un endroit où il n'y a pas de réseau téléphonique, pas d'ordinateur, pas de bibliothèque. Bref, pendant trois jours, j'ai complètement oublié le boulot ! Cool !
En revanche, j'avoue, du coup je zone sur Internet depuis mon retour, et je tente vaguement de vider mon agrégateur.
J'en profite pour signaler très rapidement au passage : le rapport de l'enquête de BAnQ sur la numérisation patrimoniale trouvé ici ; et j'ai découvert également dans ce même post l'existence d'une Déclaration québécoise sur les archives datée de 2006, que je n'ai pas encore eu le temps de lire mais sur laquelle j'écrirai peut-être un article lorsque j'en aurai le temps et l'envie.
PS : en tout cas, les longs week-ends coupures, ça donnerait presque envie de réécrire sur ce blog...
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04.01.2009
Le futurisme, droit devant ?
Hier, je suis allée voir l'exposition du Centre Pompidou (curieusement) intitulée "Le futurisme à Paris - une avant-garde explosive". Curieusement parce que la majorité de l'exposition traite du futurisme en Europe. Mais une fois passée cette remarque, le fait que certaines soient un peu fourre-tout, et que mon côté archiviste fut comblé par la grande quantité de livres et documents originaux exposés, j'ai été particulièrement marquée par le texte même du Manifeste du futurisme, et par le discours sur les institutions. La raison dans le texte :
"Nous voulons démolir les musées, les bibliothèques, combattre le moralisme, le féminisme et toutes les lâchetés opportunistes et utilitaires."
"En vérité, la fréquentation quotidienne des musées, des bibliothèques et des Académies (ces cimetières d'efforts perdus, ces calvaires de rêves crucifiés, ces registres d'élans brisés) est pour les artistes ce qu'est la tutelle prolongée des parents sur des jeunes gens intelligents..."
"Et boutez donc le feu aux rayons des bibliothèques !"
Tommaso Marinetti, Manifeste du futurisme, publié à la Une du Figaro le 20 février 1909
Voilà qui donne à méditer. En tout cas, cette exposition m'a ravie car je suis repartie avec mon petit tract "Place à la pioche futuriste ! Montmartre aura vécu.", extrait du Manifeste du futurisme à Montmartre de Félix Del Marle, prônant pour la destruction de la butte. Comme quoi il en faut peu pour me réjouir.
13:27 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : expositions, bibliothèques
01.01.2009
Des cadeaux que j'aurais aimé avoir...
... mais que je n'ai pas eus.
La douchette-chat, envoyée par Liberlibri.
Le livre lumineux, que j'ai pêché ici.
Oui, tout cela est très futile et ne sert à rien. Finalement, heureusement qu'on m'a offert autre chose.
20:49 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bibliothèques
30.10.2008
L'expo Mantegna au Louvre
Je ne connaissais pas vraiment l'oeuvre de Mantegna avant de mettre les pieds au Louvre. J'ai donc découvert l'homme, ses influences, son oeuvre, etc. Et je dois dire que le discours qui accompagne l'exposition est fort intéressant. Le parti pris est de nous présenter l'oeuvre de Manategna de façon chronologique ; c'est très bien vu : cela permet de mettre en lumière l'évolution de son style au cours du demi-siècle durant lequel il a créé. Les panneaux pédagogiques sont clairs et synthétiques, chaque oeuvre a droit à son petit cartel explicatif, tant de choses qui rendent le propos cohérent. On notera l'influence de Giovanni Bellini, beau-frère de l'artiste dans sa peinture.
Quelques petits bémols quand même : l'exposition, déjà fort grande, n'est rendue que plus dense par cette affluence d'explications, et difficile à appréhender en une seule fois. La muséographie n'est pas toujours à la hauteur. Et peu adaptée à la foule qui afflue dans les petites salles, empêchant d'approcher les oeuvres (à moins de prendre son mal en patience).
Dans l'ensemble, j'ai trouvé l'oeuvre gravé de Mantegna plus intéressant que ses peintures. J'ai d'ailleurs appris à l'occasion que ce serait lui, selon Vasari, qui aurait introduit l'art de la gravure sur cuivre en Italie (et je vous fais donc profiter de mon savoir tout neuf). En ce qui concerne les peintures, mention spéciale aux deux petits tableaux de Judith et la servante Abra, dans lesquelles l'artiste a su rendre l'horreur et l'intensité de l'événement représenté.
19:47 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : expositions
26.10.2008
Picasso et les maîtres au Grand Palais
Voilà une exposition qui, pensai-je au premier, n'allait pas me faire changer d'avis sur les grands événements organisés au Grand Palais : beaucoup de bruit pour pas grand-chose (pour rappel, quelle déception que Marie-Antoinette, qui suivait de peu celle ressentie à la visite de Courbet).
Première salle donc : propos un peu fumeux sur les influences de Picasso dans le portrait. Une enfilade de portraits d'artistes de tous temps, pas l'ombre d'une explication, ou à peu près (si ce n'est une allusion aux peintres de combat). Bref, je me demandai très franchement où allait cette exposition.
Suite de la visite : heureuse surprise ! Tout ne fut pas à l'aune de cette première salle. Certes, certaines oeuvres donnaient l'impression qu'on les avait posées là pour meubler l'espace, ou parce que le tableau tant attendu n'avait pas été prêté et qu'on l'avait remplacé au dernier moment par ce qu'on pouvait.
Dans l'ensemble donc, des rapprochements tout à fait instructifs, assez souvent heureux. Intéressant panorama du travail sur les Ménines d'après Velasquez (on regrettera que le talbeau ne fût pas prêté, et remplacé par une projection placée bien trop haut pour être vraiment visible), de l'influence de Goya ou Ingres sur les grands nus picassiens... Et j'ai pu voir pour la première fois que Picasso avait fait un travail de gravure très intéressant d'après les oeuvres de grands maîtres.
En bref : une exposition qui parfois s'égare dans de grandiloquentes phrases se voulant sans nul doute pédagogiques, mais dont le propos reste intéressant et assez bien illustré. Des tableaux tout à fait magnifiques (je pense aux Manet, en nombre, ou à la splendide Maja desnuda de Goya). A voir sans aucun doute. Même si je me suis fait une fois encore la réflexion que je ne portais pas toutes les oeuvres de Picasso dans mon coeur...
10:27 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : expositions
08.10.2008
Enfer !
Damned ! La nouvelle saison de la Star Ac' se déroule à environ un quart d'heure à pieds de chez moi. Dans un hôtel particulier devant lequel je passe chaque fois que je me rends à Bastille à pieds. Depuis le début du tournage, je n'ai pas voulu y repasser, de peur de voir cette petite rue tranquille toute chamboulée.
A quand le retour à la normale ?
11:15 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emissions
21.09.2008
Journées du patrimoine 2
C'est officiel, à la Bibliothèque nationale de France, ils ont employé les grands moyens pour ces journées du pat'. Visites très fléchées, commentées, petites cordes pour les endroits inaccessibles au public, un tas de documents à disposition des visiteurs, dont un Chroniques très... coloré. Bref, des journées réussies, une affluence de visiteurs ; tous ressortaient avec l'air satisfait.
En conclusion : le patrimoine n'est pas mort, il attire autant les foules, grouillantes de questions en tous genres. Certes, on m'a bien demandé pourquoi on ne numérisait pas tout plutôt que de continuer à faire entrer du papier, mais à ma réponse convaincante (problèmes de conservation pérenne de l'image numérique, pour faire court), on a acquiescé et embrayé sur des questions concernant le dépôt légal. Comme quoi on a beau se préparer, ce sont toujours les questions auxquelles on n'a pas la réponse que l'on nous pose.
21:01 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.09.2008
Journées du patrimoine
Les journées du patrimoine à Paris, j'en ai surtout des souvenirs de files d'attentes incroyables devant des monuments publics. Cette année, grand âge et arrivée des responsabilités oblige, je travaillais. Dans des conditions pas vraiment optimales : lorsque vous partagez votre espace dédié avec une institution qui attire son monde grâce à des programmes distribués à l'avance et une bonne campagne de communication auprès de la presse, d'énormes affiches dans le hall commun, et une présentation sympathique (à savoir une sorte de démonstration de restaurations), il est forcément difficile d'attirer le chaland dans une salle éclairée à 50 lux - exposition d'oeuvres graphiques oblige - dont les vitres sont obturées par des stores tirés et dont la porte se referme constamment parce qu'il n'y a rien pour la tenir.
J'ai donc retroussé mes manches et pris des décisions graves - les responsabilités, je vous dis ! Premièrement, découper un bout de carton pour caler la porte ; deuxièmement, faire de même avec l'autre porte (puisque nous en avons une double, profitons-en) ; et enfin, sortir de l'espace d'exposition la table sur laquelle étaient posés nos flyers et nos catalogues gratuits pour créer un appel et se rendre un peu plus visibles.
Eh bien, le croirez-vous ? Ca a marché : notre public a doublé, et avait l'air satisfait. Comme quoi les petits bricolages, ça a son importance.
Demain, je vais faire un tour à l'ancienne bibliothèque nationale, histoire de voir un peu la mise en scène de l'espace pour cette journée exceptionnelle. Parce que je suppose qu'eux ne bricoleront pas des cale-porte avec des bouts de carton récupérés d'une poubelle. Histoire de voir ce que ça donne, les journées du patrimoine par une institution qui en a les moyens.
20:47 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : expositions
13.07.2008
Bzzzz
The Fly : je suis allée voir son adaptation lyrique au théâtre du Châtelet, et j'en suis sortie avec un sentiment de frustration, d'avoir perdu en route quelque chose, une force du film que je n'ai pas réussi à retrouver. Pourtant, rien à dire au niveau de la mise en scène, des décors et des costumes.
Alors, passage par l'Action Ecoles pour une petit comparaison avec le Cronenberg d'origine. Et là, tout s'est éclairé : tout d'abord, je n'avais pas vu le film depuis longtemps, et beaucoup de chose m'étaient sorties de la tête. Cette histoire d'amour passionnelle (comment ne pas s'émouvoir devant Geena Davis serrant contre elle un Jeff Goldblum en pleine décomposition, venant de perdre une oreille, ou ne pouvant se résoudre à abattre la bête immonde qu'il est devenu ?), que l'on ne retrouve que si peu dans l'opéra. La simplification du discours politique aussi, presque réduit à l'assujettissement de l'humain à la chaire, beaucoup plus riche et diversifié dans le film. Et que dire de la simplification du personnage de Stathis Borhan, totalement antipathique dans l'opéra, beaucoup plus nuancé dans l'adaptation cinématographique ?
Bref, la version lyrique de cette histoire, bien loin d'apporter quelque chose - car la musique, "amélodique", ne vient pas combler les manques techniques qu'une adaptation sur scène entraîne immanquablement - appauvrit irrémédiablement cette histoire qui avait tant marqué ma jeunesse.
Plus de vingt ans plus tard, cette nouvelle adaptation donne l'impression d'être antérieure tellement l'innovation du film est absente de l'opéra lyrique. S'il fallait choisir de ne retenir qu'une version, je prendrais sans aucun doute celle de 1986. Rideau.
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15.06.2008
Euromédiévales de Laon
Oyez, oyez, bonnes gens,
En ce jour du seigneur de l'an de grâce 2008, le quinziesme du mois de juin, eurent lieu les Euromédiévales sises en notre bonne ville de Laon. Preux et gueux y furent veus festoyant, ripaillant tournoyant. Fantastiques et inquietantes creatures et bestes memement y estoient. De tout cela est tesmoignage dans ce present livre orné d'images.
21:59 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



