28.06.2008

Mort de la médiathèque de Rouen

La médiathèque de Rouen ne verra pas le jour. La décision en a été prise le 25 juin, alors que la construction du bâtiment était déjà très largement entamée. Les arguments de la municipalité sont d'abord financiers, mais reposent aussi sur le choix du lieu d'implantation, controversé. La mairie annonce que le bâtiment sera tout simplement démoli.
Le réseau des bibliothèques de Rouen se compose actuellement de la bibliothèque Jacques Villon, consacrée à la conservation et à la consultation des documents patrimoniaux, et de cinq bibliothèques de quartier. La création d'une médiathèque a toujours fait débat. Il n'en reste pas moins qu'une telle structure fait actuellement défaut dans la capitale normande. Et que cette décision, qui n'a sans doute pas fini de faire parler, semble préjudiciable à la vie culturelle de la ville de Rouen.

11.06.2008

Tu critiques, nous critiquons

Le contenu de cette note n'est en rien innovant. Je voulais juste faire part ici d'un site que je ne découvre qu'aujourd'hui. Il s'agit du site des archives de la critique d'art, à Châteaugiron (près de Rennes, pour ceux qui comme moi ne sont pas calés en géographie).

Dans cette institution sont conservés - ô surprise - des fonds d'archives de critiques d'art, pour la plupart bien intéressants. Je ne citerai pour vous en convaincre que le fonds Gaston Diehl, qu'un lecteur de ma bibliothèque, il y a peu, cherchait activement. Belle petite fiche de présentation de chaque fonds, mais pas d'inventaire en EAD (petite larme).
En revanche, le site nous offre un outil tout à fait important : une base de données biographique des critiques d'art.
Bref, à connaître pour toute personne qui effectuerait de près ou de loin un travail en rapport avec l'art.

14.05.2008

Des bibliothèques russes

Ce petit retour en Russie me donne l'occasion de faire un rapide constat sur les bibliothèques que j'ai fréquentées à Moscou.
La bibliothèque des littératures étrangères, où j'étais lectrice, est un endroit tout à fait agréable à fréquenter : de grands espaces, un hall dans lequel on trouve des expos temporaires (pendant que j'y étais, il s'agissait d'une expo sur l'illustration dans le livre contemporain), et bibliothécaires sympathiques, prêts à rendre service à une petite étudiante étrangère un peu paumée et pas très douée en russe. De plus, cette bibliothèque a mis en place une base de données recensant des marques de provenance, notamment en ce qui concerne les livres provenant des collections allemandes, "déplacées" suite à la seconde guerre mondiale.

Pour ce qui est des bibliothèques où j'ai travaillé : même constat pour les espaces de lecture, assez souvent accueillants. Lors de mon stage à la bibliothèque publique centrale Nekrasov, petite exposition dédiée aux oeuvres récemment restaurées, espaces Internet pour les lecteurs, équipement RFID des ouvrages de la bibliothèque (ça c'était pour les gens qui croient que la Russie est un endroit reculé et préhistorique).
En revanche, niveau conservation préventive, c'était pas tout à fait ça : livres anciens stockés les uns sur les autres, attrapés par la coiffe qui avait tendance à se détacher, pas de dépoussiérage, pas de mise en boîte... Dommage car les collections sont très belles et tout à fait rares.

20.04.2008

Le salon du livre ancien et de l'estampe

J'y avais goûté à la Mutualité. J'y suis retournée sous la nef du Grand Palais. Quel plaisir ! De découvrir cet immense espace, que je n'avais jusqu'ici vu que de l'extérieur. De pérégriner parmi les stands regorgeant de richesse : accueillie dès l'entrée par des livres illustrés par Chagall, accompagnée dans les allées par de magnifiques affiches lithographiées du Salon des Cent, surveillée par le trait extraordinaire des estampes japonaises, appelée par d'extraordinaires reliures aux armes, à la fanfare, mosaïquées, signées de Marius Michel, et d'autres encore étourdissantes.
Le temps d'aller faire un tour au stand de la BnF, d'y (re)-découvrir le manuscrit du Temps perdu jouxtant un exemplaire de Stendhal annoté par son auteur, de s'arrêter un petit quart d'heure pour écouter la fin de la conférence sur Goya (revenant sur la dernière section de l'exposition du Petit Palais et les résonnances entre Goya et d'autres artistes comme Manet ou Redon), de refaire un petit tour dans les allées.
Et enfin l'heure de s'inquiéter des conditions de conservation, et des chocs hygrométriques que peuvent subir toutes ces merveilles le temps d'un salon...

04.04.2008

Patrimoine et économie de l'immatériel, jour 1

Première journée du colloque organisé par l'INP. Démarrage lent, très lent. Mais des interventions intéressantes l'après-midi.
A retenir en premier lieu : les "archives du Web" (issues du dépôt légal de l'Internet) en consultation à la BnF dès lundi 7 avril sur 15 postes en salles X et P à Tolbiac, en salle Ovale à Richelieu.

Pour un compte rendu général il faudra attendre la fin du colloque.

19.03.2008

Adopte un livre

La British Library a mis en place un programme que je trouve intéressant (remarque au passage : c'était peut-être il y a déjà des années mais bon, que voulez-vous, je ne vais pas à la British tous les jours).
Bref, ce programme se nomme "Adopt a book".
Le principe ? Vous pouvez, pour 25 livres, adopter un livre (à choisir sur une liste disponible ) sur lequel on apposera une étiquette avec votre nom.
A quoi ça sert ? A financer une partie du programme de conservation de la BL. (Extrait de la plaquette publicitaire : "We will use your donation to support the vital work of our Adopt a book conservation team" ou encore "Past donations have enabled us to employ three aditionnal book conservators").
En échange ? Vous recevez un "certificat d'adoption". Trop chouette ! Si vous donnez vraiment beaucoup beaucoup de gros sous, vous gagnez le droit de visiter les bureaux de la conservation et vous pouvez même "rencontrer" le livre que vous avez adopté. Masquez votre joie.
En gros : "Adopt a book" est un programme de mécénat destiné à financer les actions de conservation de la British Library. Mais ouvert à tous et avec une grande visibilité au sein même du bâtiment de la bibliothèque.

Ajout : après vérification, l'adoption d'un livre semble très répandue dans les milieux anglo-saxons : bibliothèque de Leeds, de Menlo, de Burbank, Linda Hall Library de Kansas City, Virginia Public Library... A quand la même chose en France, pour pallier le manque de moyens ?

PS : cette note sera bientôt modifiée grâce à l'apport d'une photo. Malheureusement, j'ai provisoirement perdu le cordon qui me permettra de vider ma carte dans le disque dur de mon ordinateur. Qui a dit que j'étais désordonnée ?

656279842.jpg


09.03.2008

Merci

Quand j'étais en CM2, j'ai été élue bibliothécaire de la classe. La mission était simple : remplir les feuilles de prêt tous les samedis, où une heure était consacrée à la bibliothèque de la classe, où chacun choisissait un livre qu'il pouvait emprunter pour la semaine. A cela s'ajoutait, une fois tous les trois mois, une razzia - avec le second bibliothécaire et l'institutrice - dans le bibliobus, afin de choisir des livres susceptibles de convenir à l'ensemble de la classe, quelques élèves nous laissant des instructions sur des livres qu'ils tenaient absolument à lire.

Eh oui, j'ai abordé les problèmes de politique documentaire très jeune ! Mais là n'était pas le sujet de mon billet. Aujourd'hui, j'ai quelques années de plus, je travaille dans une bibliothèque universitaire de grande ville, mais je tenais à exprimer tous mes remerciements à tous ceux qui travaillent dans les BDP, mènent les livres aux portes des campagnes, et permettent la naissance de vocations précoces.

08.03.2008

Vampire ? Moi ?

Peut-être... qui sait ? Réponse en lisant cet épisode de Bastard Operator from Hell.

Humour en bibliothèque

Encore une preuve que le bibliothécaire d'aujourd'hui ne manque pas d'humour avec cette caustique page d'accueil de BU. BU d'Angers, what else ?

Merci à CF pour le lien.

05.03.2008

Dépoussiérage

De la loi de 1979 sur les archives. Un remaniement de cette loi est en cours de discussion. Avec plusieurs points principaux :
- confier les archives publiques à des sociétés privées (pour le temps de leur durée d'utilisation administrative me semble-t-il),
- réduire les délais de communication des archives publiques
- affermir les peines à l'encontre des personnes responsable de la soustraction ou de la destruction de ces archives publiques.
Quelques remaniements aussi pour les archives privées.

Plus de détails, par exemple, dans l'article d'Emmanuel Pierrat dans Livres Hebdo, février 2008.

Toutes les notes