30.10.2008

L'expo Mantegna au Louvre

Je ne connaissais pas vraiment l'oeuvre de Mantegna avant de mettre les pieds au Louvre. J'ai donc découvert l'homme, ses influences, son oeuvre, etc. Et je dois dire que le discours qui accompagne l'exposition est fort intéressant. Le parti pris est de nous présenter l'oeuvre de Manategna de façon chronologique ; c'est très bien vu : cela permet de mettre en lumière l'évolution de son style au cours du demi-siècle durant lequel il a créé. Les panneaux pédagogiques sont clairs et synthétiques, chaque oeuvre a droit à son petit cartel explicatif, tant de choses qui rendent le propos cohérent. On notera l'influence de Giovanni Bellini, beau-frère de l'artiste dans sa peinture.

Quelques petits bémols quand même : l'exposition, déjà fort grande, n'est rendue que plus dense par cette affluence d'explications, et difficile à appréhender en une seule fois. La muséographie n'est pas toujours à la hauteur. Et peu adaptée à la foule qui afflue dans les petites salles, empêchant d'approcher les oeuvres (à moins de prendre son mal en patience). 

Dans l'ensemble, j'ai trouvé l'oeuvre gravé de Mantegna plus intéressant que ses peintures. J'ai d'ailleurs appris à l'occasion que ce serait lui, selon Vasari, qui aurait introduit l'art de la gravure sur cuivre en Italie (et je vous fais donc profiter de mon savoir tout neuf). En ce qui concerne les peintures, mention spéciale aux deux petits tableaux de Judith et la servante Abra, dans lesquelles l'artiste a su rendre l'horreur et l'intensité de l'événement représenté.

26.10.2008

Picasso et les maîtres au Grand Palais

Voilà une exposition qui, pensai-je au premier, n'allait pas me faire changer d'avis sur les grands événements organisés au Grand Palais : beaucoup de bruit pour pas grand-chose (pour rappel, quelle déception que Marie-Antoinette, qui suivait de peu celle ressentie à la visite de Courbet).

Première salle donc : propos un peu fumeux sur les influences de Picasso dans le portrait. Une enfilade de portraits d'artistes de tous temps, pas l'ombre d'une explication, ou à peu près (si ce n'est une allusion aux peintres de combat). Bref, je me demandai très franchement où allait cette exposition.

Suite de la visite : heureuse surprise ! Tout ne fut pas à l'aune de cette première salle. Certes, certaines oeuvres donnaient l'impression qu'on les avait posées là pour meubler l'espace, ou parce que le tableau tant attendu n'avait pas été prêté et qu'on l'avait remplacé au dernier moment par ce qu'on pouvait.

Dans l'ensemble donc, des rapprochements tout à fait instructifs, assez souvent heureux. Intéressant panorama du travail sur les Ménines d'après Velasquez (on regrettera que le talbeau ne fût pas prêté, et remplacé par une projection placée bien trop haut pour être vraiment visible), de l'influence de Goya ou Ingres sur les grands nus picassiens... Et j'ai pu voir pour la première fois que Picasso avait fait un travail de gravure très intéressant d'après les oeuvres de grands maîtres.

En bref : une exposition qui parfois s'égare dans de grandiloquentes phrases se voulant sans nul doute pédagogiques, mais dont le propos reste intéressant et assez bien illustré. Des tableaux tout à fait magnifiques (je pense aux Manet, en nombre, ou à la splendide Maja desnuda de Goya). A voir sans aucun doute. Même si je me suis fait une fois encore la réflexion que je ne portais pas toutes les oeuvres de Picasso dans mon coeur...

23.10.2008

Des archives à la place d'une médiathèque

Je vous parlais ici du projet avorté de grande médiathèque à Rouen, et de la possibilité de raser le bâtiment déjà en partie construit. Finalement, cet édifice devrait servir à abriter les Archives départementales, depuis un nouveau projet daté de juillet. Ouf, on respire : les 5 millions qui avaient déjà été investis ne redeviendront donc pas poussière.

L'un des arguments contre cette médiathèque était qu'elle se situait loin du centre ville ; on remarquera que ça ne gêne personne de décentraliser les chercheurs et les généalogistes. Il est vrai que les publics visés ne sont pas les mêmes, et que les Archives départementales souffrent à l'heure actuelle d'un manque de place, auquel devrait remédier leur nouvelle localisation.

18.10.2008

Des outils pour le renseignement bibliographique

Dernièrement dans mon agrégateur ou dans mes listes de diffusion, quelques outils bien utiles à indiquer à nos lecteurs :

- sur la Tribune des archives, un recensement de moteurs de recherche Google CSE à l'usage des historiens et archivistes, permettant de limiter le bruit des recherches Google et d'avoir des résultats assez pertinents. J'apprécie particulièrement les Services d'archives français qui permettent de vérifier l'existence et le lieu de conservation de documents d'archives intéressant les chercheurs.

- OpenSIGLE de l'INIST, un outil qui permet de trouver des références de la littérature grise, très riche pour les sciences humaines et sociales.

 

Appaloosa

Des hommes chevauchant leur monture au long de paysages écrasés de soleil, dans des vallées inquiétantes. Une ville - Appaloosa - où un homme fait sa loi. Au détriment du shérif même. Des hommes providentiels, cow-boys au caractère taciturne. Qui vont imposer la leur, de loi. Des scènes classiques (attaque d'un train, rencontre avec les Indiens, duels à la gachette, scènes de saloon). Bref, tout pour faire un bon western. Sauf que...

Sauf qu'à un moment donné (assez vite, je dois le dire) apparaît Renée Zellweger. Et qu'on se demande ce qu'elle vient faire ici. Une moue continuelle de petite fille trop gâtée, des demi-sourires déplacés, un jeu d'actrice au niveau de celui de Pamela Anderson dans Alerte à Malibu. Et là, on a du mal à adhérer au fait que tous ces hommes, au caractère si bien trempé, se battent pour elle. Et l'intrigue prend l'eau. Le film, pas complètement. Car restent ces scènes sauvées par l'absence de ladite Renée, par le jeu d'un Viggo Mortensen comme à son habitude impeccable, d'un Ed Harris au charisme indéniable, et d'un Jeremy Irons qui excelle dans le rôle du méchant manipulateur. Une mention spéciale à la beauté de l'image aussi, qui nous transporte à l'âge d'or du western hollywoodien.

16.10.2008

Maroc

Voilà, c'est fini. Je suis de retour. Après un circuit au Maroc, sans entendre parler une seule fois de bibliothèque (enfin, j'exagère un peu, on était quatre bibliothécaires alors forcément...), il faut bien s'y remettre. Avec quelques photos pour faire passer la pilule : les côtes battues par les vents d'Essaouira, la bien dessinée (et ancienne Mogador)

 

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Les murailles en pisé de Taroudant

 

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La route du Tizi N Test

 

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Le barrage à Ouirgane

 

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Le village berbère d'Aroumd, sur la route du Toubkal

 

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La place Jema El Fna de nuit
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Et pour finir une  librairie marrakchie

 

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08.10.2008

Enfer !

Damned ! La nouvelle saison de la Star Ac' se déroule à environ un quart d'heure à pieds de chez moi. Dans un hôtel particulier devant lequel je passe chaque fois que je me rends à Bastille à pieds. Depuis le début du tournage, je n'ai pas voulu y repasser, de peur de voir cette petite rue tranquille toute chamboulée.

A quand le retour à la normale ?

04.10.2008

Bibliothèque sportive

Quand on va à la bibliothèque nationale de France, c'est pour atteindre des sommets : de ressources documentaires, de connaissances, de culture bibliothéconomique. Ou pour atteindre le sommet tout simplement. La preuve en images.

Merci à Céc pour le tuyau et le témoignage oral.

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