10.08.2008
Grosse pomme
Je reviens d'une petite ville paisible - sauf pendant les fêtes - où les autochtones ont longuement fait l'éloge de leur savoir-vivre. Me demandant moult fois comment je fais pour vivre à Paris. A cela une réponse : ça fait longtemps que j'ai oublié de me poser la question.
Pourtant dans le train, une BD achetée pour le trajet m'a mise en face de ce que j'aime dans les grosses villes, de ce que je n'aime pas aussi, mais qui fait toute leur humanité. La musique incessante de la ville, faite du bruit des pots d'échappement, des conversations omniprésentes de L'AUTRE, des ronrons des moteurs, des talons qui frappent le bitume..., ses immeubles, son métro, ses fenêtres, comme des saynètes de la vie quotidienne, ses bouches d'égout ou d'incendie, ses habitants si nombreux et pourtant si isolés... Will Eisner a un talent certain pour croquer des portraits sur le vif, et nous renvoyer face à tout ce qui fait la vie quotidienne d'une grande ville, dans sa beauté comme dans sa cruauté.
"L'essence même de la ville se trouve dans les crevasses de son sol, et dans les recoins de son architecture, là où le quotidien s'insinue... Le fait que j'ai grandi à New York m'a amené à connaître son architecture et son mobilier urbain. Mais j'ai pu découvrir de nombreuses autres grandes villes, et ce que je propose ici vaut, à mon sens, pour toutes ces cités."
Will Eisner, New York Trilogie, t. 1, La ville
11:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lecture




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