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31.05.2008

De la véracité de l'écrit

"Si vous me mettez dans un roman qui se passe à Kars, je souhaiterais dire au lecteur de ne rien croire de ce que vous écrivez à mon ou à notre sujet. Personne ne peut nous comprendre de loin."
Orhan Pamuk, Neige.

28.05.2008

La recherche incongrue du mois

Quelqu'un est arrivé sur mon blog en cherchant "bib de Paris 8". Pourtant, je n'ai pas l'impression d'en avoir parlé. C'est une erreur d'ailleurs car c'est une bibliothèque formidable (notamment son parc informatique)

24.05.2008

La maison aux orties

Lorsque je pars en voyage, j'aime à me constituer une petite bibliothèque d'auteurs dépaysants et que je ne connais pas ou peu. Quoi de mieux, dans ce cas, d'aller piocher dans le catalogue de la collection Babel, qui offre un large panel d'auteurs de tous horizons, et qui de plus est l'une des plus agréables de l'édition française contemporaine ?
Or donc, pour ce voyage, ce fut Vénus Khoury-Ghata. D'origine libanaise. Je l'ai suivie dans sa Maison aux orties, peuplée du fantôme de sa mère, mais aussi de celui de son mari, qui au fil des pages lui font évoquer sa vie et l'inspiration littéraire. L'absence y devient présence, car bien plus que les vivants ce sont les morts qui peuplent ce livre au ton poétique.

Vénus Khoury-Ghata, La Maison aux orties, Paris : Actes Sud, 2006 (2008 pour le dépôt légal de l'édition de poche).

Petit glossaire amoureux de Moscou

Automobile : le cauchemar du piéton moscovite. L'automobile, telle un bolide, file à 100 à l'heure, écrasant tout sur son passage. Heureusement, la municipalité, prévoyante, a aménagé des passages protégés souterrains, qui font au piéton suscité des mollets en béton.

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Bulbe : élément architectural incontournable de Moscou.

 

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Béhémot : chat diabolique, que l'on peut rencontrer près de l'étang des Patriarches, ou encore au fil des pages du Maître et Marguerite

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Chaussure : l'accessoire par excellence de la Moscovite. La chaussure se doit d'être hyper branchée, à défaut d'être pratique ou confortable.

 

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Côtelette, compote : se mange et se boit. La cotelette se compose de viande hachée. La compote est une sorte de sirop de fruits secs macérés. Méfiance donc avec les mots du vocabulaire nourrissant.

 

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Eglise à chatior : définition en images.

 

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Kremlin : en russe, citadelle. Il en existe dans presque toute ville. A Moscou, ça prend une majuscule, et la muraille en est rouge.

 

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Lénine : type qui a sa statue un peu partout dans Moscou. Si on veut, on peut même aller voir son cadavre (pardon, sa momie).

 

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Place Rouge : ou belle place, puisque krasnyi a ces deux significations.

 

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Pub : souvent choc dans le métro.

 

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Shekhtel : architecte russe, Art nouveau.

 

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Spasibo : merci. 

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21.05.2008

Un Rimbaud retrouvé

Quel plaisir de se réveiller avec une telle nouvelle ! Dans un quotidien des Ardennes a été retrouvé un article d'Arthur Rimbaud, écrit à l'âge de 16 ans et signé d'un pseudonyme. Il témoigne de l'engagement politique du poète à l'époque de la guerre franco-prussienne, qui marqua de son empreinte les Ardennes. Son titre : "Le rêve de Bismarck", publié dans Le progrès des Ardennes en novembre 1870. Si vous conservez chez vous des numéros de ce journal, à vos gants et masques anti-poussière, il ne vous reste plus qu'à les éplucher.
L'article en question pourrait valoir 100 000 euros aux enchères. Espérons qu'il soit vendu pour moins cher au musée de Charleville-Mézières !

Et pour lire l'article, le journal L'Union le publie ici.

Nouvelle de ce soir : serait-ce une imposture ? Les paris sont ouverts.

14.05.2008

Des bibliothèques russes

Ce petit retour en Russie me donne l'occasion de faire un rapide constat sur les bibliothèques que j'ai fréquentées à Moscou.
La bibliothèque des littératures étrangères, où j'étais lectrice, est un endroit tout à fait agréable à fréquenter : de grands espaces, un hall dans lequel on trouve des expos temporaires (pendant que j'y étais, il s'agissait d'une expo sur l'illustration dans le livre contemporain), et bibliothécaires sympathiques, prêts à rendre service à une petite étudiante étrangère un peu paumée et pas très douée en russe. De plus, cette bibliothèque a mis en place une base de données recensant des marques de provenance, notamment en ce qui concerne les livres provenant des collections allemandes, "déplacées" suite à la seconde guerre mondiale.

Pour ce qui est des bibliothèques où j'ai travaillé : même constat pour les espaces de lecture, assez souvent accueillants. Lors de mon stage à la bibliothèque publique centrale Nekrasov, petite exposition dédiée aux oeuvres récemment restaurées, espaces Internet pour les lecteurs, équipement RFID des ouvrages de la bibliothèque (ça c'était pour les gens qui croient que la Russie est un endroit reculé et préhistorique).
En revanche, niveau conservation préventive, c'était pas tout à fait ça : livres anciens stockés les uns sur les autres, attrapés par la coiffe qui avait tendance à se détacher, pas de dépoussiérage, pas de mise en boîte... Dommage car les collections sont très belles et tout à fait rares.

11.05.2008

Chronique de lectures en devenir

Pas de voyage sans un bon livre : sans plusieurs bons livres, même. Pour celui-ci, au programme : Neige d'Orhan Pamuk, conseillé par Liber, Libri. Vivre pour la raconter de Gabriel Garcia Marquez, l'un des mes auteurs préférés (ah, la poésie de Cent ans de solitude). La maison aux orties de Vénus Khoury-Ghata. Auteur que je vais découvrir durant ces dix jours. Et bien sûr, pour un peu de détente, The Well of lost plots de Jasper Fforde.
En espérant que j'aurai le temps de lire tout ça... ce dont je doute.

10.05.2008

Quartier lointain

Hiroshi, homme d'âge mûr, prend en gare de Kyoto le mauvais train. Celui qui mène vers la ville de son enfance. Vers son enfance elle-même, puisqu'il se trouve soudain propulsé dans son corps d'enfant des dizaines d'années en arrière. Quelques mois avant le départ de son père. Qui a bouleversé sa famille. Pour avoir une chance de comprendre ce père qui a disparu soudainement.
Récit émouvant et poétique, personnages attachants, dessin extraordinairement juste : l'invitation de Jirô Tanigushi à nous suivre dans son Quartier lointain est à ne pas refuser.

"Qui d'autre pouvait comprendre l'urgence qui tenaillait mon père, celle d'un homme entre deux âges prêt à tout pour recommencer sa vie ?"
Jirô Tanigushi, Quartier Lointain

09.05.2008

Changer de sol

Hier, c'était le grand départ, le stress de l'aéroport et la fatigue de l'arrivée.
Aujourd'hui, je me réveille sous un autre ciel. Lit inconnu, dans lequel je n'ai sûrement pas pu dormir, bruits matinaux qui me dérangent d'autant plus qu'ils proviennent de ceux que je ne connais pas, petit déjeuner décalé. Sortie dans des rues qui n'appartiennent pas à mon quotidien, qui pourtant me semblent si proches et si familières. Qui ne changent pas d'année en année ; qui se transforment pourtant mais de façon si naturelle. Qui chaque fois que je reviens me murmurent que je pourrais faire d'elles un nouveau quotidien ; mon nouveau choix.
Pourquoi pas après tout ? Devenir moscovite. Tout comme j'ai adopté Paris il y a quelques années, je pourrais m'approprier cette autre ville disproportionnée. Clinquante. Bling-bling (puisque c'est l'expression à la mode). Bariolée. Vivante.

M'y faire : déjà tout pour survivre : avant tout les librairies démesurées, qui s'étalent sur des milliers de mètres carrés : la Maison du livre, sur le nouvel Arbat aux couleurs d'un Moscou américanisé ; le Biblioglobus, sur la Loubianka, à deux pas des sous-sols du KGB qui continuent à faire vivre l'imagination des touristes en goguette. Trouver les derniers romans russes, les Anglo-saxons à la mode, et le dernier succès international français qui est venu se perdre entre deux couvertures colorées typiques de l'édition russe.
En un mot le plaisir du livre. Que l'on retrouve partout.

08.05.2008

De la préhistoire à l'époque moderne

Les voyages ont du bon. Pour celui que je vais faire, j'ai pris une grande décision : acheter à mon appareil photo une nouvelle carte mémoire. De 1 Go. ce qui m'a permis de remarquer que l'ancienne était une... 64 Mo.
Maintenant, sur ma nouvelle carte, qui n'est pas la plus performante, loin de là, je peux mettre la bagatelle de 1300 photos. Eh oui, parce que mon appareil photo ayant déjà un âge digne de Mathusalem à l'échelle des outils numériques, ce n'est qu'un 3 megapixels !
A ce rythme, je vais bientôt atteindre la période contemporaine. Prochaine étape : l'appareil photo de luxe chromé à 6 megapixels.
Après ça, qui va devoir regarder les milliers de photos que Bibi aura prises ? Eh oui, c'est vous !

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