« 2008-03 | Page d'accueil
| 2008-05 »
20.04.2008
Le salon du livre ancien et de l'estampe
J'y avais goûté à la Mutualité. J'y suis retournée sous la nef du Grand Palais. Quel plaisir ! De découvrir cet immense espace, que je n'avais jusqu'ici vu que de l'extérieur. De pérégriner parmi les stands regorgeant de richesse : accueillie dès l'entrée par des livres illustrés par Chagall, accompagnée dans les allées par de magnifiques affiches lithographiées du Salon des Cent, surveillée par le trait extraordinaire des estampes japonaises, appelée par d'extraordinaires reliures aux armes, à la fanfare, mosaïquées, signées de Marius Michel, et d'autres encore étourdissantes.
Le temps d'aller faire un tour au stand de la BnF, d'y (re)-découvrir le manuscrit du Temps perdu jouxtant un exemplaire de Stendhal annoté par son auteur, de s'arrêter un petit quart d'heure pour écouter la fin de la conférence sur Goya (revenant sur la dernière section de l'exposition du Petit Palais et les résonnances entre Goya et d'autres artistes comme Manet ou Redon), de refaire un petit tour dans les allées.
Et enfin l'heure de s'inquiéter des conditions de conservation, et des chocs hygrométriques que peuvent subir toutes ces merveilles le temps d'un salon...
21:11 Publié dans Bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : expositions
Marie-Antoinette au Grand Palais
Habituellement, je ne m'enthousiasme pas pour les expositions du Grand Palais. L'exposition sur Marie-Antoinette ne me fera pas déroger à la règle.
Certes, on peu noter des points positifs : une muséographie des plus réussies, sachant retranscrire les fastes de l'époque - mention spéciale à la décoration de l'escalier menant à la fin de l'exposition, entièrement recouvert de reproductions de coiffures de l'époque, tout à fait saisissante - et une musique d'époque qui accompagne chaque section (quelle excellente idée de commencer par une oeuvre de Gluck).
Notons également la grande réussite de la section consacrée aux fêtes des années 1770, belles gravures, souvent aquarellées, dessins impressionnants.
Mais : cette exposition aurait sans doute gagné à cultiver le recours à l'archive comme document ressource (un peu de frustration devant les citations au mur de la correspondance entre Marie-Antoinette et sa mère, l'impératrice Marie-Thérèse, et de la correspondance du comte de Mercy-Argenteau, et devant si peu d'originaux) ; de plus, l'accumulation de portraits, parfois bien mal venus dans le propos de l'exposition qui plus est, mène au bord de l'indigestion. Enfin, je n'ai pas toujours compris le fil conducteur de l'exposition (citons par exemple le passage de "protectrice des arts" à "l'agent de l'Autriche" sans aucune transition.
Enfin, le propos en lui-même n'apporte rien de nouveau sur la connaissance du personnage de Marie-Antoinette, et ne répond pas à son ambition d' "éclairer sous un nouveau jour cette personnalité contrastée et fascinante".
20:59 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : expositions
19.04.2008
Le syndrome du tic-tac
Cette semaine passage par la case cinéma. Voir Deux soeurs pour un roi. L'affiche nous avait en effet intriguées à Londres, avec un titre bien moins gnan-gnan : The other Boleyn Girl.
L'histoire : celle de la famille Boleyn, et plus particulièrement d'Anne, qui parvint au pouvoir avant de se faire exécuter par son roi de mari (il n'y a pas de suspense, l'histoire est déjà écrite).
L'argument : Eric Bana (Hector dans Troie, mais aussi acteur dans Munich).
Le film : des acteurs impeccables : Natalie Portman, Eric Bana et Kristin Scott-Thomas excellents, comme à leur habitude, une Scarlett Johansson monoexpressive, comme à son habitude (mais d'aucuns diront que ce n'est que jalousie de ma part) ; un début tonitruant, avant une seconde partie de film qui s'embourbe un peu pour frôler le grand-guignolesque à la fin.
Le syndrome du tic-tac ? Lors de certains moments à l'eau de rose, avec violons et tralala, des envies folles de proposer un tic-tac à ma voisine, histoire de dédramatiser la scène.
Et lors de l'acmé du film, prise d'un mouvement convulsif de compassion, j'ai par mégarde envoyé valser ladite boîte de tic-tac, dans un grand fracas... au grand dam de mes compagnons de cinéma.
Conclusion : tic-tac au ciné évite de pleurer.
10:04 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
13.04.2008
Paris
"Ferez-vous un long séjour à Amsterdam ? Belle ville, n'est-ce pas ? Fascinante ? Voilà un adjectif que je n'ai pas entendu depuis longtemps. Depuis que j'ai quitté Paris, justement, il y a des années de cela. Mais le coeur a sa mémoire, et je n'ai rien oublié de notre belle capitale, ni de ses quais. Paris est un vrai trompe-l'oeil, un superbe décor habité par quatre millions de silhouettes."
Albert Camus, La Chute.
20:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.04.2008
Fashion victims ?
Je ne prétends pas être une prêtresse de la mode. Bien au contraire. Mais là quand même !
Le problème : tombée sur une rediffusion de la Nouvelle Star. Avec résumé de toutes les chansons. ce qui m'a choquée ? Les fausses notes ? Le too much du jeu des candidats ? L'arythmie ? Que nenni. Enfin si, mais tout cela arrivait bien après... les pantalons des garçons. Très moulants de la cheville au bassin, qui leur font des cuisses de poulet, disons-le. Avec des plis bizarres un peu partout. Et en prime pour certains le bas rentré dans des rangers. Enfin bref des pantalons tout sauf sexy.
Mais où va la mode de nos jours ? Suis-je si vieille pour ne plus la comprendre ?
11:10 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emissions, télévision
04.04.2008
Patrimoine et économie de l'immatériel, jour 1
Première journée du colloque organisé par l'INP. Démarrage lent, très lent. Mais des interventions intéressantes l'après-midi.
A retenir en premier lieu : les "archives du Web" (issues du dépôt légal de l'Internet) en consultation à la BnF dès lundi 7 avril sur 15 postes en salles X et P à Tolbiac, en salle Ovale à Richelieu.
Pour un compte rendu général il faudra attendre la fin du colloque.
07:49 Publié dans Bibliothèques | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



